Mardi 28 Février 2017
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Decouverte de fossile sur le plateau de Giza
Texte par Antoine Gigal et Sherif El Morsy

Une preuve sérieuse prouvant que la mer à jadis recouvert le plateau de Giza est à l’étude parmi d’autres évidences d’une érosion due à une saturation d’eau sur le dessus du plateau. Un échinide, une sorte d’oursin, créature marine d’eau peu profonde pétrifiée depuis des temps plutôt « récents », vient d’être trouvé reposant sur le dessus d’un bloc de pierre du temple attenant à la pyramide de Mykhérinos et se situant sous l’ancienne zone intertidale. C’est une splendide découverte d’un chercheur égyptien...
PREFACE:
« Je suis très fière de vous présenter un premier rapport sur la splendide découverte de Mr Shérif el Morsi. Pour plusieurs raisons: d’abord parce que ce n’est que le début d’une remise en question définitive de datations et de données erronées depuis longtemps et parce que c’est un travail très sérieux avec des preuves de plus en plus solides jour après jour, il est temps que la Science fasse passer son message! Je suis très heureuse aussi que ce soit une découverte égyptienne car les chercheurs et scientifiques égyptiens le méritent bien. Une autre raison plus personnelle est que depuis 20 ans maintenant j’ai également collecté des évidences d’érosion marine avec forte saturation d’eau sur le dessus du plateau de Giza. Ma propre théorie déjà publiée en 2007 en France est que le dernier grand Déluge ( et sans doute d’autres auparavant) a été jusqu’à recouvrir le plateau de Giza et que les très anciens égyptiens avec leur génie incomparable ont aménagé ce plateau depuis le début pour protéger leur population et leur science en dessous. »Antoine GIGAL
Rapport de Mr Sherif El Morsi (+ sur gizaforhumanity.org)
« J’ai passé les 12 dernières années à faire de la recherche de terrain à Giza. Ma recherche a permis certaines découvertes importantes comme celle d’une zone d’habitation troglodyte du Néolithique sur l’escarpement Est de la Grande Pyramide, celle de la rampe mégalithique utilisée pour hisser les blocs de granit pour la chambre du roi jusqu’en haut de l’escarpement, et récemment les différents exemples d’érosion intense trouvés à divers niveaux d’élévation sur le plateau de Giza avec l’existence d’une ancienne ligne de rivage.

Je tiens à remercier Madame Antoine Gigal de son honorable invitation à afficher mon rapport ici en compagnie prestigieuse. Je suis les pas du géologue renommé :Dr Schoch et du grand auteur et journaliste Graham Hancock mais en élargissant leur théorie basée sur les marques d’érosion par l’eau trouvée sur le corps du sphinx. J’ai découvert que les larges traces d’érosion trouvées dans des élévations basses du plateau sont très différentes de celles trouvées à une élévation plus haute. Ces traces d’érosion sont dues à l’inondation de la partie nécropole. L’inondation à atteint jusqu’à 75m au dessus de notre niveau de mer créant une ligne de rivage dans l’enclos de Khéphren qui traverse jusqu’au temple de Mykhérinos. Cette ligne de rivage à un champ de marnage d’une amplitude de 2m montrant des fosses et entailles dues à l’eau de mer, aux mouvement mécanique des vagues et au retrait des marées. Aux niveaux les plus bas comme celui du Sphinx, du temple du Sphinx, des vingt premières rangées de pierre de la Grande Pyramide incluant les fosses à bateaux, nous voyons une érosion due à une saturation profonde par l’eau là où les blocs de pierre et les interstices des murs ont absorbé l’eau de mer. Comme les eaux se sont retirées et qu’un climat sec, ensoleillé et venteux pris place, ces blocs de pierre mégalithiques ont commencé à s’effriter créant une érosion Tafoni qui est due à une réaction chimique du sel endommageant le calcaire en le creusant. Pendant une montée catastrophique de la mer et le repli des eaux suivant, nous observons dans certaines zones comme les coins, les passages et les tranchées des marques dues à la force des eaux jaillissantes et des turbulences. Sur le sommet des blocs du temple nous avons des dépôts d’alluvions et de sédiments provenant des surfaces planes comme on en voit dans les fonds marins et les lagons, créant un effet de suintement spongieux à cause de l’eau se retirant et laissant ces dépôts.
Erosion Tafoni due a une saturation par eau de mer sur la première rangée de pierres lisses de recouvrement des blocs de la Grande Pyramide. Le creusement tafoni important en haut de la photo prend des millénaires plus quelques autres millénaires d’abrasion par le vent pour les réduire. Jusqu’à disparition presque totale. Une perte de 25 cm de surface en calcaire à cause de cette érosion se calcule en 10.000 ans.
La grande fosse à bateau du sud Est avec des entailles horizontales montrant les turbulances de l’eau jaillissante durant la montée et la descente des eaux. Les trouées tafoni sur le côté ont été érodées par le vent durant des millénaires.
Les pierres du coin Sud Est de la pyramide de Chéphren. Ceci est un passage vers la plaine désertique du sud depuis l’enclos de Chéphren où les turbulances et le jaillissement puissant des eaux se sont accentués aux coins et goulots de sortie créant ces entailles pendant l’arrivée de la houle et le retrait des eaux. L’eau frappant tout en passant par ce coin à du crée des tourbillons et des jaillissements.
Un bloc en haut du temple du Sphinx montrant une érosion tafoni intense et l’accumulation de sédiments granuleux et de dépôts d’alluvions qui ont affecté la surface supérieure du temple. Ce type d’érosion est unique à Giza et montre son age pré- antique.
Atteignant le niveau maximum d’inondation qui est de 75 m au dessus du niveau de la mer, nous voyons un type différent d’érosion due à la mécanique des vagues et au retrait de la marée qui ont crée un ancien marnage de 2m. Cet ancien rivage s’étend depuis l’enclos de Chéphren jusqu’au temple de Mykhérinos vers le haut où les pentes de rochers creusés et les blocs du temple sont fortement errodés avec des entailles profondes et des larges trouées faites par le raz de marée. L’érosion est si importante que la plupart des blocs ont presque disparu perdant leur masse et sculptés en formes grotesques. Cette défiguration est due au choc des vagues, aux embruns et à l’habitat marin.
Un bloc mégalithique du temple à 75 m de hauteur au dessus du niveau de la mer actuel et faisant partie de l’ancienne ligne de rivage. Il repose sur un marnage de 2m montrant une claire entaille de raz de marée.La perte critique de plus de la moitié de sa masse est due à la mécanique des vagues, à l’érosion maritime et à un habitat marin probable.
Pendant mes prises de vues de cet ancien rivage je trébuchai sur un deuxième niveau de bloc du temple. A ma surprise l’aspérité qui avait failli me faire tomber était un exosquelette pétrifié de ce qui semblait être un échinidé (oursin marin) qui est une créature des fonds marins bas. La coïncidence d’avoir trouvé cette créature pétrifiée des fonds marins bas, reposant au sommet d’un bloc du temple qui est juste en dessous de l’ancienne zone de marnage est une bénédiction. C’est là sans doute la preuve que le nécropole actuelle de Giza à été innondée par une montée maritime. L’échinidé pétrifié et le bloc ravagé du temple sont ensemble et nous dépeignent fortement l’existence d’un ancien lagon au temple de Mykherinos pendant une haute mer ayant inondé la zone de la nécropole.
Nous pouvons voir l’exo squelette de cet échinidé reposant à plat sur le sommet de la surface de ce bloc du temple (1er plan).La surface de ce bloc semble recouverte par des sédiments de lagon et les alluvions de sable cimentés par la venue d’un climat chaud et sec après la régression de l’eau de mer. Au fond nous pouvons voir le bloc mégalithique ravagé du temple, qui a perdu la moitié de sa masse à cause de l’érosion maritime, la mécanique des vagues et l’habitat marin. Les deux blocs et l’échinidé pétrifié sont 75 m au dessus du niveau de la mer actuel et sont tous deux dans la zone de 2m de l’ancien marnage.
Or comme le calcaire de Mokkatam est formé avec de minuscules fragments de coquillages de mer comme des numilites et des échinidés datant de l’Eocène il y a près de 30 millions d’années, des géologues et des archéologues essaye de discréditer cette découverte pensant que cette créature marine pétrifiée est sortie d’une inclusion dans le bloc de calcaire. Je n’approuve pas pour les raisons suivantes:
1) l’exosquelette de la créature marine pétrifiée est dans un excellent état jusqu’aux détails minuscules des perforations de la coque démontrant clairement qu’elle a existé à une date beaucoup plus récente comme le Pleistocene ou le début de l’Holocène.

2) Cette créature marine pétrifiée repose à plat dans sa position naturelle de repos sur la surface du bloc.

3) Elle vit dans son environnement naturel qui est une zone de marnage dans un lagon avec un lit de sédiments.

4) Ce n’est pas des minuscules fragments comme les fragments de coquillages composant les formations calcaire, mais un grand spécimen en conditions d’origine.
Nous pouvons voir les conditions d’origine et les détails des perforations minuscules de l’exosquelette ce qui indique que cette créature marine a pétrifiée depuis des temps relativement récents. Ce n’est pas un fossile datant de 30 millions d’années mais elle a été pétrifiée par les dépôts sédimentaires qui ont rempli son creux.
Dans l’image suivante vous voyez clairement la créature marine reposant normalement sur la surface plate du bloc du second niveau du temple, dépassant de 6cm la surface. A l’arrière plan nous avons une autre perspective du 3ème niveau de blocs du temple qui font des murs gigantesques et qui font partie de la zone de marnage de 2m de hauteur qui s’étend jusqu’à l’enclos de Chéphren. Ces blocs sont fortement érodés avec leurs entailles a cause de l’érosion marine.
Cet oursin ou créature marine à pétrifié dans son habitat qui est un lagon peu profond ayant existé pendant l’inondation du temple de Mykhérinos. Ce raz de marée à du maintenir sans doute sa hauteur de 75 m au dessus de notre niveau de mer actuel plusieurs siècles à cause de la quantité de sédiments et de dépôts d’alluvions qui reposent au dessus des blocs du temple. Pour un échinidé atteindre la taille de 8cm de diamètre demande au moins 15 ans. L’érosion intense de la zone de marnage vue sur les blocs prend aussi des centaines d’années. Nous pouvons bien voir la brisure au sommet de la créature maritime pétrifiée …cette brisure est sans doute due à une descente brutale des eaux pendant laquelle l’ouverture a été remplie de sédiments et d’alluvions comme sur la surface des blocs du temple. La pétrification équivaut à une cimentation quand les sédiments durcissent avec le temps laissant l’organisme intact dans sa forme d’origine. Nous pouvons voir clairement les sédiments cimentés dans l’exosquelette pétrifié qui ont gardé la forme de l’épaisse coque de calcite qui semble avoir été pelée.
Credit texte et photos: Shérif El Morsi, 2010. copyright: AntoineGigal 2011
Mykhérinos avec devant des blocs charriés par les flots. Photo Gigal Mykhérinos avec devant des blocs charriés par les flots. Photo Gigal
Erosion par eau d'une fosse à bateau Est GP. Photo Gigal Mykhérinos avec devant des blocs charriés par les flots. Photo Gigal
Erosion par eau de mer et vent entre Chéphren et Mykhérinos au fond temple de Mykhérinos Photo Gigal.
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>>> Shérif El Morsi

Gigal Research 2013 - 2015