Mercredi 23 Mai 2018
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Sept pyramides dans l’île Maurice parfaitement similaires à celles de Tenerife
Planisphere Cantino
Nous avons une première évidence de l’existence de l’île Maurice dans un planisphère datant de 1502 et subtilisée au royaume du Portugal par l’agent espion du Duc de Ferrare à Lisbonne: l’italien Alberto Cantino.
A l’époque ces cartes étaient considérées comme de véritables trésors, indiquant les dernières terres découvertes et étaient la promesse de grands bienfaits économiques pour les royaumes européens. Le chemin vers de nombreuses richesses était ainsi indiqué: denrées précieuses, matériaux exotiques, terrains cultivables annexables et d’autres trésors. Il existait alors une très grande rivalité entre les explorateurs espagnols et les portugais, les cartes de navigation étaient rares, tenues secrètes et devaient être ramenées par les pilotes à leur retour de voyage, aux officines royales (Comme la « Casa da Mina e India » du Portugal) sous peine de mort parfois comme sous le règne du roi Joâo II du Portugal. On comprend mieux pourquoi il en reste si peu.
Ce planisphère « Cantino » indiquait les voies de navigation et les dernières îles trouvées dans l’Océan Indien. Et on y trouve bien à l’Est de Madagascar, l’archipel des îles Mascarènes dont font partie l’île Maurice « Dina Machrek » l’île de l’Est, accompagnée de la grande île de la Réunion « Dina Moghreb », l’île de l’Ouest et de la petite île Rodriguez anciennement « Dina Harobi » l’île abandonnée.
Tout ces noms trouvés en 1502 sont de provenance arabe « Machrek » l’Orient et « Moghreb » l’Occident, attestent donc d’une connaissance de ces îles par des arabes sillonant l’Afrique depuis bien longtemps pour des raisons commerciales. Ceci bien avant l’occupation Portugaise à Maurice (jusqu’en 1513), la Hollandaise de 1598 à 1710 où l’île pris le nom de Maurice de Nassau Prince d’Orange, la Française, jusqu’en 1810, l’Anglaise jusqu’en 1968.
Emplacements des 7 pyramides de l'île Maurice
Mais il est certain qu’avant les Arabes et les Omanais, l’île Maurice était déjà connue de certaines populations côtières continentales s’étant mélangées à des ethnies de grands navigateurs comme les fameux « Peuples des mers », comme des proto-Canéens et des proto-Phéniciens. Les Phéniciens eux, étaient déjà des constructeurs de temples astronomiques parfaitement alignés. N’oublions pas que dans le récit Grec : « Periplus » nous avons trace d’Hanno(Hannan), le naviguateur de Carthage qui au 5ème siècle avant JC , traversa le détroit de Gibraltar(colonnes d’Hercule » à la tête de 60 navires pour explorer la côte africaine sur la façade Atlantique, et que nous avons un récit d’Hérodote précisant que des Phéniciens partirent de la mer Rouge et traversèrent « la mer du sud », puis suivant les ordres du pharaon Necho II(610-595 avant JC) d’Egypte, traversèrent le détroit de Gilbraltar pour arriver en Méditérrannée, ils firent donc le tour de l’Afrique. A part sa situation géographique pouvant servir de base pour de longs périples maritimes vers l’Est, l’île Maurice était attirante pour sa richesse en bois d’ébène, dont elle était couverte jadis, très prisé depuis toujours, car réputé imputrescible. Il est alors une question qui ne cessera de se poser : qui a bien pu construire les petites pyramides oubliées de l’île Maurice ?
Pyramides à escalier mal restauré3 des 7 pyramides
Au niveau géologique l’île Maurice (1865 Km2) longue de 61km et large de 47 km, légérement au nord du Tropique du Capricorne est une île d’origine volcanique, sise sur un plateau sousmarin dit des Mascarènes s’étendant sur 115.000Km2, des Seychelles à l’île de la Réunion. Le niveau de profondeur des eaux alentours est de 8 à 150 m mais il est à noter qu’à l’époque de la plus récente ère glaciaire (18.000/6.000 Avant JC) le niveau des mers se trouvait 150m plus bas, le continent Africain étant donc accessible à sec. Les petites pyramides à degrés oubliées que nous avons étudiées se trouvent au sud de l’île, dans la plaine Magnin, entre l’Océan Indien et la montagne des Créoles et le Mont du Lion par 20°26’.8.15’’ de Latitude Sud et par 57° 39’2. 60’’E de Longitude. Elles sont plutôt de base rectangulaire comme celles de Tenerife, ne dépassent pas 12 m de hauteur (comme à Tenerife), ont entre 6 et 11 terrasses uperposées, ont souvent une base surelevée par une sorte de plateforme plus haute qu’une de leur terrasse avec un agencement de pierres différent. Certaines de ces pyramides comme la n° 1 avaient un escalier d’accés à la plateforme supérieure. On retrouve cet accés éboulé ou carrément détruit sur certaines autres de ces pyramides mais toutes n’ont pas d’accés à l’étage supérieur. La pyramide n°4 à sur sa plateforme supérieure, en son centre, la trace d’un puit ou d’une tranchée éboulée.
Pyramides n°3-4-5-6-7 Pyramides n°4-5-6-7
En tout cas, de façon évidente, certaines de ces pyramides avec leurs plateformes supérieures plates, pouvaient servir à des observations astronomiques et sans doute à un culte solaire comme nous allons le voir. Il serait intéressant d’ailleurs pour l’Institut d’Astrophysique des Canaries, à des milliers de km, de vérifier si tout comme pour les pyramides de Güimar à Tenerife, les terrasses de celles de l’île Maurice marquent bien la direction des deux solstices comme je le pense d’après mes calculs. Surtout pour la pyramide n°2, je pense qu’au solstice d’été (rappelons que dans l’hémisphère Sud il a lieu le 21 décembre) par exemple, on peut expérimenter un double coucher de soleil . Le premier coucher de soleil derrière le mont des Créoles et le second derrière le mont voisin, du Lion, le tout depuis le sommet de la pyramide parfaitement orientée. Les pierres sont des pierres de lave disposée exactement comme à Tenerife, sans mortier. Elles ont été plus ou moins démantelée à travers le temps comme à Tenerife pour servir aux constructions voisines. Elles ont même dû subir diverses restaurations ou remplacements à travers le temps.
Ces pierres tout comme à Tenerife encore, comportent des arrêtes d’angle, démontrant qu’elles sont taillées et placées avec une intention. Les pierres de l’extérieur des faces ont une inclinaison droite et la partie plate pointe à l’extérieur comme à Güimar.
J’ai remarqué que sous un revêtement de galets de basalte se trouvait des blocs de calcaire, fort intéressant, sans doute coralien. Cependant, si vous allez voir ces pyramides comme l’a fait mon correspondant sur place le réalisateur Stéphane Mussard qui a filmé et photographié ces pyramides, on vous dira que ce sont juste des tas de pierres jetées pour nettoyer les champs de cannes à sucre, des galets de basalte gênant l’agriculture.
Pyramides de Ténérif, complètement similaire Sous les pierres de lave, granite et calcaire
C ‘est également ce quel’on a dit pour les pyramides dans les champs de cochenille à Tenerife ! Si c’était le cas, alors pourquoi trouve-t-on des restes de panneaux officiels de la première partie du 20 siècle, arrachés et rouillés disant que c’est un site protégé ? (Ce qui n’est plus le cas Aujourd’hui, hélas !).
Et pourquoi assène-t-on qu’elles datent du 19ème siècle, que ce sont de vulgaires tas de cailloux jetés au hasard ?Bien sûr les propriétaires terriens qui ont enlevé la forêt existante jadis au profit de champs de canne et d’usine de traitement du basalte, ne souhaitent pas voir leurs champs leur échapper pour un éventuel interêt archéologique. Et pourtant, toute la région en bénéficierait s’ils suivaient l’exemple de Tenerife où un complexe archéologique attire beaucoup de monde. En tout cas l’esprit du grand explorateur norvégien : Thor Heyerdahl ( 1914-2002) avec ses nombreuses expéditions Kon-Tiki et autres, souffle toujours ! Heyerdhal étudia les pyramides de Güimar ( 28°29’’N et 16°18’0’’) à Tenerife en 1991 , il les authentifia comme de véritables pyramides sans doute construites par la mystérieuse civilisation Guanche,qui a laissé derrière elle des momies aussi, et hypothétisa qu’elles étaient un point d’arrêt entre l’Egypte et la civilisation maya (Tenerife se trouve sur la même latittude que le delta du Nil)), ce qui ammena bien sûr beaucoup de controverses. Mais aujourd’hui je me demande si celles de l’île Maurice ne sont pas construites par la même civilisation que celles de Tenerife et seraient un point d’arrêt entre l’Afrique, et l’Asie.
Pyramide n°2 avec Mont des Créoles sur la gauche et le Mont Lion sur la droite Pyramide n°3 avec 10 terraces et une large base
De l’autre côté de l’Océan Indien vous avez les Indes et l’Australie. Or Heyerdhal avaient étudié les tertres des Maldives qui sont orientés par rapport au soleil aussi et dans l’île de Gan il trouva même une pyramide à étage superposés de 8m50 de hauteur et d’autres ailleurs, que l’on nomme : « Hawittas ».
Pour lui, soutenant la théorie du « Diffusionisme » les Maldives se trouvaient sur la route de commerce maritime des Anciens Egyptiens et Mésopotamiens et civilisations de l’Indus, avant JC, et il pensa qu’il s’agissait de constructions d’un peuple adorateur du soleil qui ensuite furent occuppées par des stuppas bouddhistes puis par des structures musulmanes au fil de l’histoire. Une juxtaposition que l’on trouve bien ailleurs dans le monde…En tout cas le lieu des sept pyramides de Maurice est proche d’une fosse où des scientifiques Néerlandais dirigés par le Dr Rijsdjk ont retrouvé des fossiles du mystérieux oiseau dodo agés de 3000 ans avec d’autres animaux fossilisés. L’origine de cet oiseau unique à Maurice fait toujours couler beaucoup d’encre car il aurait un ancêtre commun avec un oiseau de l’île voisine de Rodrigues qui vécu il y a 25 millions d’années, mais l’île Maurice s’est formé il y a seulement 8 millions d’années donc on ne sait pas d’où vient ce mystérieux dodo…Cette terre a été peuplée certainement beaucoup plus anciennement qu’on ne le pense habituellement. Ces pyramides de l’île Maurice soulèvent beaucoup de questions mais une chose est sûre, c’est qu’elles ressemblent en tous points à celles des canaries à des milliers de km….bien des recherches en perspective…
Une des pyramides Hawitta
sur les îles Maldives
On peut voir un ancien panneau officiel sur la pyramides Syndication des pyramides de L'île Maurice
Texte: d’Antoine GIGAL, 2009.
Crédit photos: Stéphane Mussard, 2009.
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